JACQUES-FRANÇOIS BLONDEL ET L'ENSEIGNEMENT DE L'ARCHITECTURE : PREMIÈRE SESSION - 1/2

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Date de publication : 26/02/2018Rubrique : ConférencesCollection : Jacques-François Blondel et l'enseignement de l'architecture

Jacques-François Blondel et l’enseignement de l’architecture

La dernière leçon de l’architecture « à la française »

14 décembre 2017

 

Conçue en partenariat avec la ville de Metz et l’École nationale supérieure d’architecture de Nancy, cette rencontre internationale invite à porter un regard renouvelé sur l’œuvre de pédagogue de l’architecte Jacques-François Blondel (vers 1708-1774).

Figure emblématique de l’art de bâtir au siècle des Lumières, Jacques-François Blondel a formé dans son école privée et à l’Académie royale d’architecture, parmi les architectes les plus renommés de la seconde moitié du xviiie siècle et du début du siècle suivant : Claude-Nicolas Ledoux, Étienne-Louis Boullée, Alexandre Brongniart ou William Chambers…. Les méthodes révolutionnaires et les idées novatrices qu’il a développées dans l’enseignement de l’architecture ont trouvé au cours des deux derniers siècles une formidable diffusion en France, en Europe et même outre-Atlantique. Si certains architectes les ont appliquées à la lettre, d’autres s’en sont affranchi pour aller au-delà des leçons professées par le maître.

Les communications qui composent cette journée d’étude internationale invitent à découvrir ou à redécouvrir cette figure majeure de la théorie architecturale, à porter un regard neuf sur les fondamentaux de son enseignement et à évaluer la portée de son influence.

 

 

PREMIÈRE SESSION

L’ENSEIGNEMENT DE L’ARCHITECTURE PAR JACQUES-FRANÇOIS BLONDEL – 1/2

 

Début → 18’50

Jacques-François Blondel : état de la recherche

Aurélien DAVRIUS

Maître-assistant à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais - Laboratoire LIAT

 

Longtemps restée méconnue et peu étudiée, la figure de Jacques-François Blondel connaît depuis quelques années un regain d’intérêt de la part des historiens de l’architecture. Après les études pionnières d’Auguste Prost (1860) et de Jeanne Lejeaux (1927), de manière plus générale celle d’Emil Kaufmann (1955), il faut attendre Les premiers modernes de Joseph Rykwert (1980) pour replacer brillamment les travaux et le rôle de Blondel dans un contexte plus large. Suivirent les contributions de Daniel Rabreau (1983) et Antoine Picon (1988), et surtout celles de Jean-Marie Pérouse de Montclos, avec les rééditions du Cours (2002) puis de L’Architecture françoise (2009). Après mes recherches de doctorat consacrées à la vie et l’œuvre de cet architecte, le présent colloque ambitionne d’approfondir la question de l’enseignement de l’architecture au Siècle des Lumières, que ce soit à Paris, en France, en Europe, et même dans le monde.

 

18’50 → 40’56

Jacques François Blondel, un professeur innovant à l’Académie royale d’architecture ?

Hélène ROUSTEAU-CHAMBON

Professeur d’histoire de l’art moderne à l’université de Nantes

 

La conception de l’enseignement et la nature des cours dispensés par Jacques-François Blondel semblent bien connues grâce à ses cours publiés (Cours d’architecture civile..., Paris, Desaint, 1771-1777, 6 vol.) et aux ouvrages dans lesquels il défend sa conception de l’architecture (Discours sur la nécessité de l’étude de l’architecture, Paris, 1754 ; De l’utilité de joindre à l’étude de l’architecture celle des sciences et des arts qui lui sont relatifs, Paris, Vve Desaint, 1771). Ces textes s’inscrivent dans le cadre de son École des arts, institution qu’il crée et dans laquelle il développe pleinement sa conception de la formation nécessaire aux architectes. À partir de 1762, les compétences pédagogiques de Blondel sont officiellement reconnues puisqu’il est nommé professeur d’architecture à l’Académie royale, supplantant ainsi L.A. Loriot. Or cette part de son activité pédagogique, si elle est toujours rappelée, reste peu voire jamais étudiée. Pourtant, il est possible d’en connaître la teneur puisque lors de la séance dans laquelle est actée sa nomination (15 novembre 1762), Blondel livre son programme d’enseignement et explique la manière dont il envisage sa mission au sein de l’institution royale. Dans le cadre de cette communication, les propositions de Blondel et leurs éventuelles applications seront étudiées grâce à une analyse précise des procès-verbaux conservés ; la place de Blondel, ses discours qui peuvent refléter le contenu de ses cours, l’attention qu’il porte aux élèves de l’Académie seront autant de points mis en avant. Le rôle de Blondel, en tant que professeur d’architecture au sein de l’Académie royale pourra ainsi être évalué précisément.

 

40’56 → fin

Blondel et les Mansart : une leçon d’architecture

Philippe CACHAU

Chercheur associé au Centre de recherches sur l’Europe Classique de Bordeaux

 

François Mansart était pour Blondel le « dieu de l’architecture ». Il emmenait régulièrement ses élèves au château de Maisons, parangon de la demeure classique française, selon lui. Il avait aussi une profonde admiration pour Jules Hardouin-Mansart et ce pour des raisons souvent inverses à celles énoncées pour le premier. Nous touchons là au paradoxe de l’enseignement de Blondel, partagé entre le cœur et la raison, l’affect et l’intellect. Ceci l’avait conduit à distinguer deux catégories d’architectes : « les hommes de talent », les raisonnables (François Mansart) et « les hommes de génie », les licencieux (Jules Hardouin-Mansart). Architecte rocaille, passé au classicisme, Blondel n’était pas à une ambigüité près. Avec l’émergence du courant néo-classique et son arrivée à l’Académie royale d’architecture, il se livra à une attaque en règle des architectes qui refusaient le nouveau style, tel Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne. Il l’ignora plutôt en vérité, non pas tant pour des raisons esthétiques que personnelles. En rappelant la position exacte du théoricien vis-à-vis des Mansart, nous verrons comment l’omission du dernier d’entre eux dans ses écrits n’était pas dénuée d’arrière-pensées et entendait valoriser davantage les premiers.

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